La question de la malbouffe dans la restauration collective de santé a été marquée par l’actualité tragique de personnes âgées touchées par une intoxication alimentaire dans un Ehpad en France. En réalité, on peut mieux faire.

Pour éviter une intoxication alimentaire, une bonne hygiène en cuisine et le respect de la chaine du froid font partie des fondamentaux. Mais interrogeons nous aussi sur les mesures à mettre en place pour une meilleure alimentation dans le secteur de la santé. L’enjeu, c’est de lutter en faveur d’une meilleure qualité nutritionnelle. Pour le bien des patients et résidents, mais aussi du personnel de soin et des proches.

Ehpad, maisons de retraite, hôpitaux : pourquoi la malbouffe ?

Pas simple pour les responsables des cuisines des Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et hôpitaux de préparer quotidiennement des dizaines de repas. À adapter en fonction des exigences d’équilibre alimentaire, de la personnalisation en fonction des profils nutritionnels et des contraintes budgétaires.

De fait, sur le terrain, dans les maisons de retraite et institutions de soin, on remarque les situations suivantes :

  • Un budget journalier minimaliste alloué à l’alimentation : de 3€ à 4€ par patient – cela signifie que pour le reste de leur vie, certaines personnes mangeront des repas à 1 € ! ;
  • Un manque de variété des menus ;
  • Une communication faible entre les équipes en cuisine et ceux qui analysent les besoins des bénéficiaires, comme par exemple les nutritionnistes ;
  • Un personnel peu formé à la diététique ou qui dispose de peu de temps à s’y former ;
  • Des proches qui ne sont pas au courant des impacts de la malnutrition, ne s’en préoccupent pas ou les sous-estiment ;
  • Des contraintes parfois peu prises en compte par l’équipe soignante tels que les problèmes de déglutition, mastication, perte d’appétit ou de goût.

Les conséquences de la malbouffe en restauration collective de santé

Elles sont multiples et s’additionnent :

  • Les patients, à un moment de leur vie où ils sont fragiles, ne bénéficient pas suffisamment des apports essentiels de l’alimentation ;
  • Beaucoup rentrent en dénutrition (60 % des malades longue durée des hôpitaux) ou soufrent de carences ;
  • Leur santé générale décline ;
  • Dans les Ehpad, le soutien médical doit s’intensifier ;
  • Le coût global de cette situation est important et touche tous les services, qui souvent n’en n’ont pas conscience car ils fonctionnent encore trop souvent en silos.

Quelles solutions pour une alimentation de qualité en Ehpad ?

La mauvaise qualité des repas en Ehpad, maisons de retraite et hôpitaux n’est pas une fatalité.

D’abord, quelques initiatives qui vont dans le bon sens et dont certaines sont parfois déjà d’application :

  • Prescrire des compléments alimentaires en cas de malnutrition chronique ;
  • Aider les responsables de cuisine à concilier créativité, équilibre nutritionnel et petit budget – sans doute l’un des plus grands défis ;
  • Donner des informations diététiques plus précises aux patients. Pour mieux les sensibiliser aux aliments nécessaires à leur santé et les inclure dans leur ration quotidienne.

Soulignons qu’un grand chef, Jamie Oliver, s’est attelé à améliorer le contenu des assiettes des cantines scolaires en Grande-Bretagne. Il propose d’ailleurs quelques principes pour vivre jusqu’à 100 ans. Un exemple à suivre pour une meilleure alimentation en maison de retraite et dans les hôpitaux ?

L’importance d’une information alimentaire précise et automatisée

L’exemple de Jamie Oliver montre que souvent, les déficiences sont liées à la méconnaissance nutritionnelle. Elles sont aussi le résultat du manque de formation des équipes de production des recettes. La pression du temps est considérable. Autre enjeu majeur : la diversité de produits composés qui est immense. Les méthodes d’analyse nutritionnelle traditionnelles ne sont d’aucune aide dans un tel contexte. Par manque de ressource, la question de l’information alimentaire passe ainsi très souvent à la trappe.

Une technologie comme Youmeal automatise cette étape d’analyse nutritionnelle. Elle fait gagner un temps considérable, tout en garantissant une grande précision et une qualité de l’information. En fournissant cette information nécessaire, le logiciel d’analyse de recettes Youmeal permet aux professionnels de se concentrer sur leur rôle de conseillers, et de répondre aux défis que nous évoquons en restauration collective de santé.

Youmeal offre ainsi :

  • La possibilité de concevoir des menus équilibrés ou de les adapter ;
  • Une visibilité sur le coût de revient des ingrédients ;
  • L’information nutritionnelle de vos recettes (macronutriments, vitamines et minéraux) ;
  • Une facilité de partage des informations entre nutritionnistes et personnel de cuisine.

Sur base des informations recueillies, les responsables de la restauration collective de santé pourront alors aisément établir un protocole alimentaire en Ehpad. Un protocole qui prendrait en compte les différents types de régimes alimentaires, au plus proche des besoins des patients.

Responsable de cuisine dans un établissement de santé, munissez-vous d’un outil à la pointe de la technologie avec notre logiciel Youmeal. Un test gratuit ? Un tarif sur mesure ? Une question ? Contactez-nous via notre formulaire ou téléphonez-nous au +32 (0)497 05 52 12.