Consommer local est une nouvelle exigence des consommateurs, qui veulent aussi du bio, de l’équitable et du durable. Mais quel est le vrai coût environnemental de l’alimentation ?

En voulant acheter et consommer local, le consommateur, trouve sa motivation dans des critères tels que la proximité du producteur, moins de transformations, la protection de l’emploi, moins de transports, la traçabilité, etc. En privilégiant le local, il pense aussi faire un geste « durable ». Or la durabilité d’un produit alimentaire est l’addition de plusieurs facteurs qui impactent l’ensemble de son coût « environnemental ».

Le coût environnemental, un indice à plusieurs facteurs

Les souhaits des consommateurs évoluent très vite. À côté du goût et du prix, ses critères de choix portent sur d’autres facteurs qualitatifs et éthiques. Ils veulent du naturel et s’inquiètent de l’impact écologique, en voulant consommer local.

L’empreinte alimentaire ou coût environnemental d’un aliment découle en fait de deux types de coûts : le coût de production et le coût de transport.

Le coût de production, le plus impactant sur l’environnement

Pour produire les denrées alimentaires (légumes, céréales, fruits, etc.), le producteur local va utiliser :

  • de l’énergie
  • de l’eau (irrigation, etc.)
  • des engins (utilisés pour gérer les sols, récolter)
  • des intrants pour fertiliser ou repousser les insectes

En moyenne, l’analyse d’impact écologique de la production en elle-même montre qu’elle représente en moyenne  83 % pour un aliment.

Le coût de transport, en quoi consiste-t-il ?

À côté du coût de production, vient le coût de transport. Il représente environ 11 % des émissions de gaz à effet de serre.

Ce coût de transport peut être subdivisé en deux étapes :

  1. le transport des matières premières et des consommations intermédiaires durant la phase de production (7 %)
  2. le transport du producteur jusqu’au magasin (4 % du coût de transport).

Cela signifie que le transport d’un ingrédient de son lieu de culture jusqu’au lieu de vente ne représente « que » 7 % des émissions de gaz à effet de serre causées par cet ingrédient.

Calculer l’empreinte alimentaire, pas si simple

Consommer local, c’est manger durable ? Pas toujours, puisqu’il faut donc inclure les impacts de production et de transport d’un bout de la chaîne à l’autre pour calculer l’impact planétaire d’un aliment.

Illustrons cela par un exemple : la fameuse tomate que les supermarchés proposent en toutes saisons.

Une étude suédoise à montré que si le critère d’achat est l’impact CO2, il vaut mieux acheter à Stockholm une tomate espagnole plutôt qu’une tomate suédoise ou danoise. En effet, les tomates nordiques ont une empreinte alimentaire carbone jusqu’à 7 fois supérieure aux espagnoles. Produire et transporter une tomate d’Espagne « coûte » 0,8 kg de CO2 émis par kg de tomate contre 5,3 kg de CO2 par kg pour une tomate danoise (ou 3,9 kg de CO2 pour la tomate locale suédoise).

Bien entendu, si vous êtes en Suède et consommez des myrtilles locales, la donne est différente : les petites baies bleues suédoises seront les plus vertueuses puisque leur empreinte carbone est basse.

C’est là que l’on voit que le local doit être associé à l’écosystème du lieu, de la saison et du caractère endémique de l’ingrédient. Sinon gare aux faux amis !

Consommer local et durable, une question de bon sens alimentaire !

Finalement, est-ce que consommer local rime forcément avec écologie ? En fait, la réponse tient au bon sens. Vous consommez durable si vous achetez des produits endémiques, adaptés à l’écosystème local et à la saison. C’est ce que l’on peut qualifier de consommation responsable. Ce sont surtout les coûts de production qui influent sur l’empreinte carbone d’une recette. Et les ingrédients, même locaux, nous l’avons vu, ne sont pas toujours durables.

Ainsi, quand Youmeal calcule l’impact environnemental de recettes, voire de menus complets, le logiciel tient compte de l’impact de production de l’ensemble des ingrédients qui les composent. Certains ont un impact plus faible que d’autres, le logiciel indiquant la moyenne en fonction de la proportion des ingrédients.

À moins qu’il ne s’agisse d’un consommateur suédois qui se nourrisse exclusivement de fraises espagnoles, l’impact de la part liée au transport des ingrédients peut se révéler marginal par rapport à l’impact lié à la production.

Ainsi, en achetant un produit « local », vous n’achetez pas nécessairement un produit « durable ». Tout dépend de l’impact environnemental de production de cet aliment, qui pèse parfois plus lourd qu’on ne l’imagine.

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